BAYE SEYDI THIAW : Un homme multidimensionnel

04 octobre 2020 à 16h09 - 455 vues

Le bel encadrement dont a bénéficié Baye Seydi Thiaw

Fils ainé de Seydina Mandione Lahi Ibn Seydina Limamou Lahi (PSL) et de Sokhna Aissatou Ciss Lahi, Baye Seydi Thiaw Lahi est né en 1914 à Rufisque sous le califat de son oncle paternel le Messie Seydina Issa Rouhou Lahi, premier Khalif du Mahdi Seydina Limamou Lahi (PSE). Quand on lui a annoncé la naissance de celui qui allait devenir son homonyme, Seydina Issa Rouhou Lahi (PSL) s’est rendu à Rufisque en compagnie de son frère (Seydina Mandione). Une fois sur les lieux, Seydina Issa fut "informé" du martaba (rang spirituel) qu'occupait ce nouveau-né auprès du Seigneur le Très-Haut et intima alors l'ordre à son frère de l'amener à Cambérène pour y passer sa première nuit. Ce qui fut fait.

Comme tous les jeunes de son âge, Baye Seydi Thiaw a fréquenté l'école coranique à bas âge, ce qui lui a permis d'acquérir de solides connaissances en charia, théologie et en sciences religieuses. Plus tard, son père le confia à son oncle Seydina Ababacar Lahi ibn Seydina Limamou Lahi (PSL) pour parfaire son éducation religieuse. Le jeune Seydina Issa était un passionné de chasse et de pêche à l'épervier. Il passait son temps libre à s’isoler à la plage loin des indiscrétions pour méditer. Toute sa jeunesse durant, il ne cessa d'émerveiller son entourage de par des miracles inouïs qu'il accomplissait autour de lui. Ainsi à chaque fois qu'un visiteur se présentait à lui, il lui disait automatiquement les raisons de sa venue, et ses prières ne tardaient jamais à se réaliser. Ce qui suscita l’intérêt que lui portaient les âmes en détresse.

Pour autant, il s'était trouvé un métier de mécanicien bateau pour gagner sa vie honnêtement et entretenir sa famille convenablement. C’est ce qui lui a permis d'effectuer de nombreux périples en mer à travers la planète. C’est ainsi qu’il a pu aller à la découverte de nouvelles villes portuaires, de nouveaux types d’hommes et de nouvelles cultures étrangères.

C’est sans doute fort de cette expérience qu’il avait fini par devenir un polyglotte avec pas moins de 14 langues dans son répertoire entre autres l’arabe, le français, l'anglais, l'italien, le portugais, le créole, en plus de la plupart des langues nationales (peulh, wolof, sérère, diola etc.).

Chérif Alassane DIOP LAHI

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