LE MIRACLE DE L’EAU : Le Prophète et la mer

25 mars 2020 à 21h02 - 194 vues

Un long compagnonnage...

Il existe ce qu’on pourrait appeler un faisceau d’indices, un ensemble d’éléments qui nous permet de constater ce contrat du Prophète avec la mer. En effet, dans le fameux livre d’El hadji Malick Sy intitulé hilaasu zahab, il relate les dix mers que notre noble prophète aurait traversées, chacune portant un nom spécifique. Tout porte à croire que lorsque le Mahdi Seydina Limamou Lahi (psl) affirme qu’il a contracté une alliance avec la mer et que celle-ci le connait bien, c’est parce que leur compagnonnage ne débute pas à cet instant.

Dans le célèbre hadith du Prophète (psl) rapporté par Abdoulahi ibn Mas’ud et cité par Sha’rani dans kitabat-takdirat bi ahwal mawta wa umural akhira, ainsi que d’autres savants comme Imam Qurtubi, il annonce que le Mahdi (psl) apparaitra à l’extrême ouest, à côté de la mer, dans les montagnes de l’Ouest. Le Mahdi Seydina Limamou Lahi (psl), affirmant n’être autre que le prophète Muhammad (psl) revenu sous une autre apparence à la fin des temps, nous enseigne par la même occasion que ce miracle fait par la permission de Dieu n’est que l’exécution de ce contrat qui fut signé avant la création des hommes comme cela fut rapporté dans hilaas. Ainsi, ce compagnonnage fut rapporté par le Coran à travers ce qu’il nous conviendra d’appeler la symbolique du noune.

Lorsque le Seigneur a voulu donner au Prophète (psl) le surnom de Noune (sourate Al qalam verset 1-5), il lui a précédé le prophète Jonas à qui il donna le surnom de Zu-noune, l’homme de noune. Il donne,  par la même occasion, la signification de ce surnom qu’Il devra attribuer au Prophète, des siècles après.

Wa Za-Nun iza zahaba mughadiban fa zanna an lan naqdira ‘alayhi fa naadaa fii zulumaati an laa ilaha illa anta subhaanaka innii kuntu minaz zaalimin- et « l’homme de Noune lorsqu’il partit dépiter, il crut que Nous ne l’éprouverons pas… il invoqua du fond des ténèbres : point de divinité si ce n’est Toi, Gloire à Toi ! J’ai vraiment été injuste ! », Coran 21, 87

Jonas était dans trois enveloppes et chaque enveloppe peut symboliser le noune : le poisson, la mer et la nuit. Cela nous donnera respectivement l’homme du poisson, l’homme de la mer ou l’homme de la nuit. Les zulumaat dont parle ici le Seigneur, sont au nombre de trois, la noirceur du ventre de la baleine, celle de l’eau et celle de la nuit. Ce sont ces trois noirceurs que le Seigneur a désigné en premier lieu par noune et en second lieu par zulumaat. En les prenant un à un on verra la relation que le Prophète (psl) entretient avec chacun de ces trois éléments.

Le Prophète est doublement affilié au poisson, d’une part à travers sa tribu quraych et d’autre part à travers son ethnie lébou. En effet, quraych vient étymologiquement du mot arabe qarch qui signifie requin. On se demande pourquoi une tribu d’un peuple vivant dans le désert, loin des mers, porterait le nom d’un poisson sauf si cette appellation renverrait à un autre peuple qui aura une relation étroite avec le domaine marin, en l’occurrence les lébou. Ainsi faudra-t-il allier le nom de la tribu du prophète quraych et l’activité principale de son peuple lébou, à savoir la pèche, pour comprendre la relation qu’il entretient avec le poisson, première allusion du noune. La seconde allusion du noune est la nuit avec sa noirceur faisant toujours référence à cette couleur noire. La troisième allusion renvoie à cette eau primitive (l’océan primordial) dont parle les égyptologues à l’instar de Cheikh Anta Diop et de Michel Alain Mombo qui, à travers son ouvrage intitulé Le pouvoir du roi d’Egypte d’après la spiritualité pharaonique (2778-1085 AV JC), affirme : « Nous comprenons pourquoi à la croix ansée sont associés le son « N » traduit par un signe hiéroglyphique figurant les vagues à la surface de l’eau provenant du Noun (Nwn), le fleuve primordial d’où surgit la vie sous toutes ses formes ».

Enfin, on peut déduire des paroles du Mahdi (psl) que cette eau de la mer aurait une mémoire qui lui permettrai de se souvenir de son ancien compagnon revenu dans cette autre partie du monde « c’est vous qui ne me connaissez pas mais cette mer me connait et connait mon statut auprès du Seigneur ». Cette thèse de reconnaissance et de mémoire semble être appuyée par de récentes études ayant pour objet : la mémoire de l’eau.

Selon le docteur Masaru Emoto, reprenant les études de Jacques Benveniste, l’eau a une mémoire et par ce fait elle enregistre et réagit à toutes les influences qu’elle subit : « en maintenant l’intention de paix vers l’eau, par la pensée, en parlant et en agissant avec cette profonde intention ; l’eau peut et apportera la paix au monde ».

Cette étude fut également poursuivie par le biologiste et virologue Luc Montagnier, détenteur de prix Nobel, qui a beaucoup contribué à certifier le caractère scientifique et sérieux de cette thèse, la mémoire de la matière.

L’intérêt de traiter de cette thèse réside dans le fait que l’un des plus grands miracles de Seydina Limamoul Mahdi (psl) est qu’il ait fait reculer la mer, le miracle de l’eau. Emoto affirme que dans le monde entier, l’eau présente des formes cristallines différentes en fonction de l’endroit et des conditions dans lesquelles elle se trouve. Cela voudrait dire que chaque eau est spécifique et que sa structure dépend du milieu où elle est. Elle enregistre toutes les informations qu’elle reçoit et les incorpore de manière définitive. Ils affirment que dans le monde entier, l’eau présente des formes cristallines différentes en fonction de l’endroit et des conditions dans lesquelles elle se trouve. Cela voudrait dire que chaque eau est spécifique et que sa structure dépend du milieu où elle est. Elle enregistre toutes les informations qu’elle reçoit et les incorpore de manière définitive.

L’objet de cette analyse est d’attirer l’attention sur les paroles du Mahdi (psl) lorsqu’il a fait reculer la mer : « c’est vous qui ne me connaissez pas mais la mer me connait et connait mon statut auprès de mon Seigneur ». À entendre ces mots du Mahdi, on dirait que la mer est une de ses vieilles connaissances et qu’elle s’est souvenue de lui lorsqu’il lui intima l’ordre mémorable de ne plus faire de dégâts a Yoff, après que la population, bien qu’alors réticent à son appel, fut venue chercher secours et intercession face à cette mer qui faisait des ravages comme cela continue à être constaté sur l’étendue du littoral sénégalais.

Ibrahima Abou SAMB

auteur-écrivain

Paru dans le N°28 de Waa SOODAAN

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