Mardi 13 octobre 1987 : Rappel à Dieu de Baye Seydi Thiaw

13 octobre 2020 à 15h05 - 279 vues

Mardi 13 Octobre 1987- Mardi 13 Octobre 2020

C'est en une date exactement comme celle d'aujourd'hui que nous quittait notre guide et bien-aimé grand père El Hadji Seydina Issa Laye communément appelé Baye Seydi Thiaw Laye SANGOUP JAMONO. Homme à la générosité légendaire, homme au courage démesuré et à la foi indéfectible, homme à la justice équitable, homme aux nombreuses et belles réalisations, protecteur des orphelins et bienfaiteur des démunis, Baye Seydi Thiaw Laye fut véritablement la Lumière de son époque (Nûru Zamânahi). Nous allons esquisser sa relation avec son grand-père Seydina Limamou Lahi (asws), son parrain le 1er Khalif Seydina Issa Rohoulahi (as), son père le 2e Khalif Seydina Mandione (as) et son oncle et guide spirituel Seydina Ababacar Lahi (as).

La tradition rapporte que la naissance de Baye Seydi Thiaw fut annoncée à son père par Seydina Issa Rohoulahi (as) qui, une fois avoir posé ses yeux sur le nouveau-né, s'étonnait en ces termes : "Manjoon sa doom ji baayi wul dara ci man (Mandione ton fils que voici a tout pris de moi)". Autrement dit, Seydina Issa annonçait que l'enfant (qui porte son prénom) était une parfaite réplique de lui-même. Mais c'est en grandissant et en assumant sa mission que la prédiction du Messie devint plus claire aux yeux des profanes. En effet :

- 33 est l'âge auquel le saint-maitre Seydina Limamou Lahi Al Mahdi (asws) a eu son fils aîné Seydina Issa Rohoulahi (as). C'est aussi l'âge auquel Seydina Mandione Lahi (2e Khalif) a eu son fils aîné Baye Seydi Thiaw Lahi.

- Quand Seydina Issa Rohoulahi (as) avait 9 ans ou 10 ans son père Seydina Limamou Lahi (asws) annonça qu'il lui succéderait plus tard pour continuer sa mission. C'est aussi quand Baye Seydi Thiaw avait le même âge que Seydina Issa Rohoulahi (as) lui-même annonça à Cambérène la future accession de son filleul au califat du Mahdi (asws) en ces termes : "notre bonhomme que voici porte déjà sa part du califat de mon père sans toutefois en éprouver aucune peine". Baye Seydi Thiaw raconta plus tard lui-même que c'est en ce jour qu'il sut qu'il ne mourrait pas avant d'occuper le fauteuil de Khalif du Meilleur des hommes.

- De la même façon que Seydina Issa Rohoulahi (as) son parrain a dirigé la "salâtu janâza" de son père Seydina Limamou Lahi (asws) en 1909, Baye Seydi Thiaw Lahi a lui aussi présidé la prière mortuaire de son vénéré père Seydina Mandione Lahi (as) en 1971. De la même façon que Seydina Issa Rohoulahi (as) devenait le premier fils du saint-maitre (asws) à occuper la fonction de Khalif à la tête des Ahloulahi en 1909, Baye Seydi Thiaw son homonyme en tout point devenait le premier petit-fils à accéder au califat d’Al Mahdi (asws) en 1971.

- À 66 ans, le saint-maitre Seydina Limamou Lahi (asws) le Sauveur de l'humanité quitta ce Bas-Monde après avoir lancé son Appel et passé 26 ans à diffuser son Rissâla (message prophétique) en prêchant le culte de l'unicité divine. C'est aussi à 66 ans que El Hadji Seydina Issa Lahi célébra pour la première fois de l'histoire de la Communauté de Partisans d'Allah l'anniversaire de l'Appel de son grand-père (asws) au centenaire (cent ans après : 1301-1401) devenant le Mujaddid (Rénovateur des affaires islamiques) du 15e siècle de l'ère hégirienne. 66 ans qui marquent la fin de la mission terrestre de Seydina Limamou Lahi (asws), représentent aussi l'âge auquel débuta véritablement le vicariat d’Al Mujaddid en tant que continuateur de la mission de son grand-père (asws).

- 66 est le poids mystique du "Ismu Zâti" (Allah) qui traduit la plénitude ; ce qui prouve qu'à cet âge de 66 ans, Baye Seydi Thiaw revêtit pleinement la mission de dépositaire du message du saint-maitre (asws) ; ce qui lui permit de renouveler, de relancer et de rappeler ce message d'abord en 1981 (avec la célébration de l'Appel) puis en entreprenant le pari fort lourd et risqué de parcourir tous les foyers religieux du pays, en 1982, en déclarant aux différents Khalif de son époque la célèbre phrase de son grand-père Seydina Limamou Lahi (asws) à savoir : "mooma démbeu (di Seydina Mouhamad), moma tay (di Limamoul Mahdi)".

- Quand le siècle de sa naissance (le XXe siècle) eut 66 ans, son oncle et maître spirituel Seydina Ababacar Lahi (as) - rendu célèbre par ses dons extraordinaires et la rapidité avec laquelle ses prières se réalisaient par la Grâce du Tout-puissant - déclarait à ses inconditionnels et autres protégés sur son lit de mort : "le jour où vous ne me verrez plus parmi vous, allez voir Seydi Thiaw fils de Seydina Mandione pour qu'il résolve vos problèmes". Par cette déclaration il désignait Baye Seydi Thiaw comme son successeur spirituel en tant que "Yaakaari jaam ñi".

- Pour sa relation avec son père Seydina Mandione, nous citerons juste cette phrase qu'il prononça lui-même : "Lu ma am si xamxam bu weex si sama Baay laako jëlé, lu ma am si xamxam bu ñuul si sama Maam Samba Ciis laako jëlé".

En définitive, El Hadji Seydina Issa Lahi fut alors sans aucun doute un Khalif qui hérita de la mission de Seydina Limamou Lahi Al Moukhtâr Wa Seydil Anlamîna et celui de chacun de ses illustres fils ("Al Massikh" Seydina Issa Rohoulahi "Borom Jamono", Seydina Mandione "Sâhiboul Karam" et Seydina Ababacar "Bâboul Ouloum").

Voilà donc 33 longues et difficiles années que nous a quitté ce père, grand-père, protecteur et guide Baye Seydi Thiaw Lahi Sangoup Jamono.

À noter que 33 est un multiple de 11 qui est le poids mystique du nom divin "Huwa" (Lui). En effet, 3 fois 11 donne le nombre 33. Aussi ce 33e anniversaire de la disparition de Sâhibou Zamâne peut-il être interprété comme l'écho d'un "Hâtif" (une voix mystérieuse) qui annonce à 3 reprises ce scoop du siècle :

"Mooma Sangoup Jamono ! Mooma Sangoup Jamono ! Mooma Sangoup Jamono !"

Dans la langue du peuple de Mame Baye Lahi (asws).

Ou pour les fins lettrés en langue arabe : "Huwa Sâhibou Zamâne" ! "Huwa Sâhibou Zamâne" ! "Huwa Sâhibou Zamâne" !

Ou encore dans la langue de Molière : "C'est lui le Maître de son Temps"! "C'est lui le Maître de son Temps"! "C'est lui le Maître de son Temps"!

À sa disparition, la communauté orpheline des Ahloulahi noyait sa peine dans cette triste reprise :

« Baay Seydi Thiaw Sangoup Jamaana, matal na fekki Mahdiyu Laahi... »

Par Chérif Alassane Lahi DIOP, Sibtu Sâhibou Zamâne

 

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