Oustaz Baytir Lahi ou le militant de la Vérité

10 juin 2017 - 930 vues

De Zahirine à Layene Family en passant par la Diaspora

Que ce soit à la télévision ou devant un auditoire, Oustaz Baytir Lahi est toujours égal à lui-même. Il fait étalage de toute sa classe dans un verbe apprécié. Objectif visé : faire connaître la religion dans son ensemble mais aussi mettre en garde contre les mauvais comportements.

Né à Yoff, le 13 mai 1955, Oustaz  fait ses premières  armes dans l’éducation religieuse auprès de Mame Ismaïla Mbengue où il maîtrise le Coran. Ensuite, c’est le Daara Elhadji Malick Sy de Yoff qui l’accueille pour son cycle primaire et secondaire avec l’obtention du CEPE et du Brevet. Après, il passe par l’école Tafsir Ahmadou Ba où il obtient le Bac. Au finish, c’est Sorbonne en France et plus précisément l’Inalco (Institut des langues et des civilisations orientales) qui lui ouvre ses portes. Par la suite il fait un retour  à Dakar pour 4 ans avant de faire cap sur l’Arabie Saoudite. Puis, à la célèbre université Al Azar pendant 4 ans pour parfaire durant deux ans son apprentissage de la langue arabe et deux autres années pour apprendre la théologie islamique.

Oustaz Baytir Lahi a également une spécialisation qui lui permet d’être prédicateur afin de devenir conférencier, consultant ou régulateur. Il a aussi étudié les techniques de communication. Qui plus est, il s’est inscrit à l’université Bordeaux III Michel Montaigne au département appelé CERMAM (centre d’études et de recherches dans le monde arabe et musulman) où il est resté pendant deux ans pour avoir le DEA non sans difficultés. Surtout pour obtenir un directeur de thèse. Dans la mesure où tous les enseignants sont des chrétiens qui font dévier les islamologues. Ils refusaient même que sa thèse commence par Bismillahi Rahmani Rahim.

Sa thèse consacrée à Ghazali a finalement eu comme Directeur un athée qui ne lui a même pas donné une bonne mention. Finalement, c’est à l’Université de Perpignan qu’il a pu soutenir sa thèse en 2002. Aujourd’hui, il anime des conférences notamment en Italie, en Angleterre, en Allemagne, en France, aux Etats-Unis où du mois d’avril au mois de mai, 11 Etats l’accueillent. D’ailleurs il y célèbre l’anniversaire de l’Appel. Tout ça se fait dans le cadre de l’Association qu’il a mis sur pied. Zahirine, qui signifie ceux qui militent pour la Vérité avec  pour objectifs : étudier, enseigner et éduquer.

L’Association que dirige Oustaz Baytir Lahi nourrit un projet ambitieux de construction d’un complexe islamique dont la pose de la première pierre a eu lieu au terrain qui leur a été attribué. Il s’agira d’ériger un complexe à l’image de l’Université Al Azar qui se trouve en Egypte. C’est une mosquée multifonctionnelle avec un centre culturel en même temps un centre cultuel avec un centre de santé, un centre d’accueil. Zahirine travaille avec des structures comme le CNLS qui a toujours apprécié son engagement. De même que des structures comme le Dahira Mame Seydi, Layene Family... L’association appuie également des nécessiteux.

A l’extérieur, Oustaz Baytir Lahi déplore l’absence d’un quelconque lieu de ralliement des layènes qui s’appellerait Diamalaye ou Seydina Limamou Lahi à l’image de ce que font d’autres confréries. Aux Etats-Unis, grâce à son plaidoyer, des jalons sont posés pour l’édification d’une maison layène.

Baytir Lahi est un homme comblé. Les témoignages de ses compagnons sont unanimes. Tous saluent son engagement à leur côté en commençant par son épouse avec qui il vit depuis près de quarante ans.

Sélou Laye Ba

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