TRIBUNE DU VENDREDI N°16 : En route vers l'Appel de Seydina Limamou LAHI (psl)

19 février 2021 à 18h42 - 364 vues

En route vers l'Appel de Seydina Limamou LAHI (psl)

En prélude à la célébration du 141e anniversaire de l’Appel de Seydina Limamou Lahi (asws) prévu les 15 et 16 mars 2021- sous réserve de la décision de l’autorité suprême, notre cher Khalif Seydina El Hadji Abdoulaye Thiaw Lahi - voici, comme promis en début de semaine, le premier jet de ma série de tribunes (4 tribunes au total) destinée à vous accompagner tout au long des préparatifs. En cela je cherche à chatouiller en chacun de nous la fibre sensible, gage de notre amour si ardent envers celui qui par sa générosité sans commune mesure nous a choisis pour être ses inconditionnels disciples.

NB : Le texte est un extrait de mon ouvrage à paraitre inchâ Allah sur le saint-maitre (psl).

En l'an 1294 de l'hégire, correspondant à l'an 1876 (année de naissance de Seydina Issa Rohoulahi), les érudits de l'époque ont tous senti qu'il était proche le moment où l'Imam de la Fin des Temps, l’Imam Al Mahdi, devait apparaître. Ils se rassemblèrent alors chez le plus grand savant de la Presqu'île du Cap-Vert de l'époque du nom de Cheikh Ahmadou Kane (un lieutenant et mouhaddam de Cheikh El Hadji Omar Al Foutiyou Tall) demeurant à Sakkal. Ils lui dirent : « nous voudrions, ô notre maître, que tu nous éclaires sur les signes annonciateurs de l'apparition de l'Imam Al Mahdi (psl). Car nous sentons que son heure est proche ». Il leur demanda d'être patients et d'attendre qu'Allah affichât ces signes d'abord.

Parmi ces signes, disait-il, il y a l'étoile lumineuse à grande queue dans le ciel. Quand cette étoile apparaîtra, elle restera visible pendant un certain temps. Sachez qu'une fois qu'elle aura disparu, tout Cheikh qui se révélera dans les contrées Ouest de la Presqu'île du Cap-Vert sera le Maître tant attendu ("Al Muntazar"). Il ne manqua pas toutefois de les mettre en garde contre Satan : « sachez que (malgré tous les indices que je vous ai donnés), Iblis égarera nombre d'ulémas qui se dresseront alors contre l'Imam Al Mahdi ». Or, sept (7) années après (en 1301 de l'hégire), l'étoile annoncée fit son apparition comme prédit. Et quelques mois après, arriva ce qui devait arriver...

Les recherches effectuées par l'éminent professeur et mouhaddam parmi les Ahloulahi, Assane Sylla (rta) ont permis d'identifier l'étoile prédite comme étant la Comète Pons Brooks. Nos études personnelles réalisées sur les bulletins astrologiques de la NASA ont révélé que la Comète fut observée dans l'hémisphère boréal (dont fait partie l'Afrique de l'Ouest) du 3 septembre 1883 au 5 février 1884 ensuite dans l'hémisphère austral jusqu'au 2 juin 1884...

Quelques mois après la disparition de la Comète, arriva le mois lunaire rajab qui marqua la dernière étape du processus de maturation ayant abouti à la naissance de la communauté Ahloulahi.

En effet, au 20ème jour de ce mois de rajab, des habitants du village de Yoff, après une récolte pas du tout fameuse ont dû aller à Rufisque pour obtenir quelques sacs de mil et subvenir aux besoins de leurs familles respectives. Dans ce groupe, se trouvait un jeune yoffois du nom de Gormack Sall. Après avoir rassemblé quelques sacs de céréales, ils longèrent la côte pour rentrer à Yoff. Une fois arrivés à Thiaroye, dans la nuit, ils décidèrent de se poser et dormir un peu. Or dans la nuit, le jeune Gormack Sall aperçut une lumière éblouissante sortant du ciel. Et comme si le ciel avait été ouvert, il vit des anges posant le soleil sur la tête de Limamou Thiaw de Yoff. Très secoué par un tel spectacle, il se mit à crier comme un illuminé et réveilla le reste du groupe. Il leur raconta ce qu’il venait de voir. Ses compagnons de voyage le conduisirent à Yoff auprès de sa mère et lui expliquèrent la situation. Cette dernière à son tour l’emmena auprès de Limamou Thiaw. Après avoir écouté l’histoire du jeune Gormack, Limamou leur fit savoir que cette vision était prémonitoire d’un phénomène exceptionnel qui devrait se produire plus tard. Il recommanda à la mère toute déboussolée par l’état de son fils, de donner un « handaar » de mil en sacrifice pour le compte de son fils.

Au 27ème jour du mois, disparaissait la sainte Sokhna Coumba Ndoye. Alors, son fils, Limamou Thiaw, entra dans un mutisme total refusant même de toucher aux différentes nourritures que ses proches lui présentaient. Les gens de l'époque, pensant qu'il était en état de choc suite à la disparition de sa chère mère, une mère pas comme les autres, allèrent consulter les "xâmb" qui leur imposaient alors d'effectuer des sacrifices. Mais dès qu'ils s'approchaient de lui avec les "layou" (vans) remplis d'aliments objets du sacrifice, Limamou les attaquait et renversait tous les sacrifices. C'est ce que d'ailleurs rapportait le poète Libasse Niang dans ce vers :

"Bou daan bilimbaané ñuy gawtoo ka foofaan

Malakaya door xërëm ya ñu weesu foofa".

Pourtant, quelques 3 jours auparavant, dans les champs de Khamsâne, Limamou rapportait à son cousin Daouda Ndoye une vision dans laquelle Allah lui annonçait la disparition d'une sainte femme (waliyatoun) dont les mérites et le rang auprès de Lui (Swt) sont inestimables. Il ne manqua pas de le prévenir aussi qu'après la disparition de cette sainte dame un grand événement allait avoir lieu au sein de leur famille à Yoff. Et son cousin le crut aussitôt : « Yaw ma doomi Badjène lepp laa meusseu wakh deug leu ». (Ô Toi mon cousin, fils de ma tante, tout ce que t'as toujours dit est vérité). Sa vision se réalisa car sa sainte mère, Sokhna Coumba Ndoye disparut avant l'aube du mercredi 27ème jour de rajab.

La lune de Rajab disparut aussi en ce 27ème jour. Quelques heures avant la disparition de sa sainte mère, Limamou avait arrêté de boire et de manger sans que personne ne s'en aperçoive. Mais quand on annonça la disparition de sa mère et qu'il persista dans sa privation, les gens pensèrent alors qu'il était affecté par les événements. Il resta donc 3 jours (le mercredi 27, le jeudi 28 et le vendredi 29) sans manger, ni boire, ni s'adresser à qui que ce soit. Au 29ème jour, il interrompit ses 3 jours de jeûne qui, en fait, lui étaient ordonnés par Allah qui le préparait à un grand destin. Ses proches, dont sa sœur Khary Thiaw, allèrent consulter d'abord le célèbre Makhouthia Ndioor de Yoff. L’on raconte que Makhouthia Ndioor était doté de pouvoirs surhumains.

Par exemple, quand il voyait une colonie d’oiseaux voler au-dessus de lui, il utilisait ses doigts comme des canons de fusils et les bombardait pour en chasser quelques-uns. Il rassura les proches de Limamou en ces termes : « Limamou n'est pas resté pendant tout ce temps sans manger. Il observe un jeûne pendant tout ce temps et à chaque fois qu'arrive l'heure de la rupture des anges venant du paradis passent devant chez moi pour lui rapporter des mets et des dégustations venant du Paradis. » Par la suite, ils s'en ouvrirent au grand waliyou de Yoff du nom de Tafsir Ndiaga Gueye qui les informa que Limamou n'était pas une personne ordinaire mais un élu de Dieu. Il leur conseilla quand même : « Maintenant si vous voulez savoir la raison de son comportement, trouver un exemplaire complet du saint Coran et de placer entre son boubou et sa poitrine. S'il s'endort avec, à son réveil, Allah révélera tout ce s'Il gardait en Limamou. »

Et ses proches suivirent les recommandations du saint homme à la lettre. En début de soirée, le samedi 30ème jour de Rajab, la nouvelle lune de cha’bâne (barakhlou) apparut.

Et, le lendemain matin, dimanche 1er jour du mois lunaire cha’bâne de l'an 1301 de l'hégire, il se passa un événement vraiment exceptionnel à Yoff... (À suivre)

Par Chérif Alassane Lahi Diop,

"Sibt Sâhibou Zamâne",

Secrétaire général de Vision 129

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