LE RAPPEL A ALLAH DE MAME SAMBA LAHI

28 février 2020 à 10h00 - 698 vues

Sokhna Coumba Diop, sa fille cadette raconte

"Je me souviens du contexte de sa disparition". Non sans émotion, elle raconte : « mon père avait pourtant indiqué indirectement que l’heure de son rappel à Dieu avait déjà sonné pour lui. » La première fois, il l’a dit à son épouse Absa Souaré partie, au quartier Sandial, en plein centre-ville, assister à la cérémonie marquant le 40ème jour du décès de son père.

Son mari insista pour qu’elle rentre afin de ne pas vivre de loin un autre deuil familial. Au finish, elle promit de le faire juste après la cérémonie de lecture du Coran du lendemain. Sokhna Absa Souaré rentra le dimanche. Une forte pluie s’abattit sur la localité durant toute la journée et même toute la nuit de lundi à mardi. A l’aube, alors qu’il continuait de pleuvoir, Mame Samba décida d’aller aux champs où il avait l’habitude de rester afin « d’épargner à ses oreilles l’écoute de choses futiles, qui n’ont rien à voir avec les recommandations divines ». Il refusa donc d’attendre la fin de la pluie et demanda, à son épouse, le prix du transport. Ce qu’il ne put avoir « puisque la fois dernière, tu y es resté jusqu’à 21h, créant la panique chez tes enfants ». En sortant de la maison, il lui dit qu’il allait répondre à l’appel de Dieu.

Mame Samba partit sous cette pluie et arrivé jusque vers la mosquée de Colobane, il entendit la salatou et pria. Sokhna Coumba Diop souligne qu’elle ne sait pas s’il a ou non terminé sa prière. Car, c’est là où un véhicule va le percuter. Il eut juste le temps de prononcer le nom de Dieu mais aussi celui de son messager Seydina Limamou Lahi (PSL). C’est une jeune fille qui allait verser des eaux usées qui a rapporté ses derniers propos.

Par terre, le corps inanimé devint tout blanc. Des personnes le crurent « arabe ». Et la jeune fille leur rapporta ses derniers propos. Une dame qui avait l’habitude de lui servir de la bouillie de mil, en guise de petit déjeuner, couvrit le corps de Mame Samba avec  un pagne. Elle ne l’avait pas reconnu. Elle attendit que ceux qui faisaient la wazifa dans la mosquée sortent. Elle demanda à l’un d’eux de voir qui c’est. Dès qu’il vit le visage de Mame Samba Lahi, il s’exclama avant de dire à la dame que c’est bien l’ami de son mari à elle qui venait de perdre la vie.

Sa famille, habitant Niayes Thiocker, fut informée. A l’époque, sa fille cadette, habitait la Cité Police en face de la mosquée Omarienne. Seydina Mandione, le Khalif de l’Imam al Mahdi (PSL), prit les dispositions pour l’inhumation de Mame Samba après la prière de tisbar de cette veille de Korité de l’an 1965 (elle fut célébrée en Arabie saoudite le 03 février). 

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